Rhône : un maire porte plainte pour insultes racistes et menaces de mort. Réaction de Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne

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Mohamed Boudjellaba, le nouveau maire de Givors, au sud de Lyon, a reçu un courrier avec des insultes racistes vendredi, le 22 aout. « S’en prendre à un élu c’est s’en prendre à la République« , a réagi Gérard Darmanin, le nouveau ministre de l’Intérieur.

Mohamed Boudjellaba,  qui avait remporté fin juin, sous l’étiquette DVG-EELV, le second tour de l’élection municipale à Givors, ville de 20 000 habitants située entre Lyon et Saint-Étienne, a reçu un courrier avec des insultes racistes.

« Allez fous le camp bougnoule si tu ne veux pas brûler comme 1 merguez », « on sait encore se servir d’1 mitraillette »  ou encore « Tu sais comment ça fait une bombe dans une habitation, ça fait boum« .  Ce sont quelques extraits de ce « courrier ».

« Nous ne laisserons rien passer« , a assuré Gérard Darmanin, le nouveau ministre de l’Intérieur. « Écœuré par ces propos racistes insupportables envers Mohamed Boudjellaba, maire de Givors. S’en prendre à un élu c’est s’en prendre à la République. La haine n’a pas sa place dans notre société, nous ne laisserons rien passer« , a-t-il communiqué sur Twitter.

Le maire de Givors, Mohamed Boudjellaba, a porté plainte après la réception de ce courrier de 4 pages de menace, de haine et d’insultes racistes… . « Le respect des citoyens et des élus, dans leur diversité, est un impératif qui ne peut être remis en cause. Il est le fondement sur lequel repose notre République, il est la pierre angulaire du vivre-ensemble« , a-t-il expliqué.

« Il s’agit d’actes inadmissibles et je tiens à exprimer toute ma solidarité au maire de Givors. Il est temps que l’on prenne conscience que tous les maires de France, au-delà de leurs opinions, défendent une seule et unique conviction : servir leurs concitoyens. Le ministre de l’Intérieur que je rencontrerai le 1er septembre autour de ces questions, doit prendre la mesure de la gravité de la situation. À la crise économique et sociale qui frappe la France, vient s’ajouter celle de l’autorité de la puissance publique. Les maires, premiers représentants de l’Etat dans leurs communes, doivent être confortés dans leurs actions et pouvoir exercer leurs mandats en toute sécurité. Il en va du sens même de la République car si on peut insulter, menacer voire agresser un maire, comment pouvoir espérer protéger efficacement la devise de la République inscrite sur le fronton de toutes nos mairies ? Nous, l’ensemble des maires de France, poursuivrons ce combat, car il symbolise la lutte contre tous ceux qui veulent détruire notre société« , a réagi, de son côté, Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, président de Saint-Etienne Métropole.

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