La tribune de Gaël Perdriau: La révolution sociale passe par la participation

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Pour donner son point de vue sur le redressement de la France, Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne mais aussi vice-président LR (Les Républicains), a publié, le 7 juin, une tribune sur le site d’information Atlantico.

TRIBUNE:
Par Gaël Perdriau

« Nous aurions tort de penser que la crise sanitaire qui semble s’achever ne laissera aucune trace. D’abord, le confinement, d’une nation entière, provoquera un profond traumatisme moral dont les conséquences se mesureront à long terme, Ensuite, ces conséquences morales seront, sans doute, amplifiées par une crise économique et sociale annoncée d’une ampleur sans précédents. Pôle Emploi évoque déjà le chiffre d’un million de chômeurs supplémentaires dans les prochaines semaines. Enfin, les effets politiques, découlant de cette crise, pourraient être dévastateurs, conséquences, si rien n’est fait, d’une grande violence, pouvant constituer le terreau fertile d’une onde de choc des populismes que nous avons évité, par des mesurettes, depuis trop longtemps.

Il est urgent de changer notre «logiciel» sous peine de voir le modèle social français, ciment de la République, voler en éclats.

Depuis une trentaine d’années, la finance à supplanté l’économie. Pour pallier les impuissances de politiques économiques keynésiennes, incapables de résoudre les conséquences des crises des années 70, de nouveaux dogmes se sont imposés, petit à petit, sans que les résultats, notamment en ce qui concerne le chômage, soient à la hauteur des espérances. Comme le relève, l’ancien Vice-Président du New-York Stock Exchange, Georges Ugeux : «La finance a trahi l’économie À travers la trahison des financiers, c’est la finance qui a trahi l’économie. Elle est devenue une fin en soi, et ne s’est plus préoccupée de son rôle social et économique. Elle a surtout complètement oublié que son industrie est celle des services financiers. Elle a gardé le « financier » et omis le « service ». Et ce, à tous les niveaux. Ce faisant, elle a joué l’économie à la roulette» (La trahison de la finance, Georges Ugeux éditions Odile Jacob).

Une roulette qui a broyé l’économie et, par la même occasion, l’espérance des citoyens en un Pacte républicain fondé sur une vision sociale de notre société.

Le nouvel équilibre semble être, les bénéfices pour certains, la précarité pour d’autres. Comment la société pourrait-elle résister durablement avec un partage aussi inégal des richesses créées ? Ainsi, entre 1988 et 2018, la valeur des actions et dividendes a progressé de 1352% alors que celle du livret A, symbole même de l’épargne populaire, n’a enregistré qu’une progression de 135%, à diminuer de l’inflation qui a augmenté de 67%.

Lisez La tribune du Maire de Saint-Etienne ICI.

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