Elections législatives: Réaction de Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne

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Le maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole appelle Emmanuel Macron à donner, avant le discours de politique générale prévu le 5 juillet, un signal fort, démontrant qu’il a entendu le message adressé par les Français.

« Le scrutin législatif s’inscrit dans le droit fil de celui du premier tour de l’élection présidentielle du mois d’avril. Trois blocs distincts arrivent en tête en ce qui concerne le nombre d’élus. La coalition des partis qui soutiennent le président de la République remporte une majorité relative, suivi de la NUPES, coalition hétéroclite des formations de gauche où LFI, formation populiste, joue le rôle de force idéologique dominante et, enfin, l’extrême droite autour du RN. L’alliance entre les LR et les formations centristes se place en quatrième position, confirmant le recul qu’elle enregistre depuis 2012 en perdant une cinquantaine d’élus, par rapport à la précédente mandature. Démontrant aussi qu’elle ne peut, faute d’avoir pris la mesure des profonds bouleversements de notre société, constituer, pour l’heure, une alternative politique à elle seule.

Il est évident que le président de la République, en nommant un gouvernement qui devait incarner la « rupture » qu’il avait défendu durant la campagne présidentielle, a complétement raté la première phase de son deuxième quinquennat. Jamais dans toute l’histoire de la Vème République, un président réélu n’avais eu à affronter un tel désaveu. Ce soir, la situation politique confuse de la France est la preuve du grand désarroi d’une société fragmentée et exaspérée par les politiques néolibérales conduites depuis plusieurs années et qui n’ont jamais permis de relever les défis du XXIème siècle.

Plus que jamais, ma famille politique, héritière de la culture gaulliste, est placée face à ses responsabilités. A titre personnel, je regrette profondément qu’elle n’ait pas accepté d’engager un débat de fond, au lendemain de l’élection présidentielle, autour de ma proposition d’un « pacte de gouvernement » capable de réparer notre modèle social, mis à mal par la politique néolibérale d’Emmanuel Macron, et de la moderniser. Susceptible aussi de répondre aux défis de la transition environnementale et énergétique dont nous mesurons, tous les jours, l’urgence pour préserver les générations futures. Capable enfin de restaurer l’autorité de la parole publique en redonnant tout son sens au Pacte Républicain et ses valeurs.

Désormais, avant le discours de politique générale prévu le 5 juillet, le président de la République doit donner un signal fort, démontrant qu’il a entendu le message adressé par les Français. Pour cela il doit ouvrir un dialogue avec tous les républicains désireux d’éviter une crise institutionnelle à la France sans précédent, depuis 1958, qui ne profiterait qu’aux formations populistes qui constituent, désormais, une véritable menace pour la République. »

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